Risques encourus et recommandations associées

Risques liés à l’instabilité politique et militaire

Les conditions de sécurité sont précaires dans l’ensemble du pays et peuvent se dégrader soudainement. A Bangui, malgré une importante présence des forces de sécurité, le risque de violences incontrôlées reste élevé. Dans la capitale, le 3ème arrondissement (PK5) et les quartiers limitrophes sont à éviter en raison de la présence de bandes armées et des violences qui s’y déroulent.

Si vous devez impérativement vous rendre dans le pays, il convient de prendre l’attache de l’ambassade (00 236 75 04 15 26 ou 72 72 68 88). Il est recommandé de limiter au maximum les déplacements dans le pays. Tout déplacement de nuit est déconseillé. Les déplacements en zone orange doivent être accompagnés de mesures de sécurité adaptées : circulation en convois d’au moins deux véhicules, hébergements sécurisés et réduction du temps de séjour. En cas de déplacement en voiture, il convient de rester discret sur la destination et l’itinéraire emprunté pour s’y rendre.

Il convient de se tenir éloigné de toute manifestation ou rassemblement.

Criminalité

Le taux de criminalité est élevé. Le nombre de vols de voitures à main armée et d’atteintes aux personnes (cambriolage, vols à l’arraché avec violence) est en hausse. Les tentatives d’enlèvement semblent diminuer mais ne peuvent être exclues.

Il est recommandé de faire preuve de la plus grande prudence et d’éviter de sortir la nuit en dehors des quartiers connus et sécurisés. En plein jour, à Bangui, ne pas dépasser la moyenne corniche sur la Colline aux Panthères.

Risques routiers

La présence de nombreux deux-roues (motos-taxis) et le comportement imprévisible des conducteurs entrainent une insécurité permanente et impliquent une vigilance accrue. En raison des risques importants de violence la nuit et de l’établissement de barrages de fortune dans plusieurs quartiers de la capitale, il est déconseillé de circuler dès la tombée de la nuit.

Des coupeurs de route sont présents sur certains axes (routes principales et secondaires). En cas d’attaque, il convient de n’opposer aucune résistance et de prévenir la police et l’ambassade.

Les risques routiers sont d’autant plus importants que les services de secours ne sont pas en capacité de prendre en charge rapidement les blessés.

Zones de vigilance

L’intégralité du territoire est formellement déconseillée ou déconseillée sauf raison impérative.

Zones formellement déconseillées (en rouge)

En raison de la présence de groupes armés particulièrement actifs, les préfectures de Kémo, Ouham Nana-Grébizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga, Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haute-Mbomou sont formellement déconseillées.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange)

Les déplacements dans les préfectures de Ouham-Pendé, Nana-Mambéré, Ombella-Mpoko, Lobaye, Sangha-Mbaéré et Mambéré-Kadéi sont déconseillés sauf raison impérative. Ils ne doivent être réalisés qu’en cas d’obligation professionnelle ou familiale. Il convient de s’informer de la situation sécuritaire avant d’y envisager tout déplacement.

Les déplacements à Bangui sont déconseillés sauf raison impérative. Le 3e arrondissement et ses alentours sont déconseillés en raison de troubles récurrents et violents (échanges de tirs entre les groupes armés et les forces de l’ordre). La Colline aux Panthères est également à éviter pour des raisons de risques liés à la délinquance.

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Recommandations générales

Il est recommandé de :

  • ne pas se déplacer avec d’importantes sommes d’argent et des objets de valeur ;
  • conserver ses documents de voyage (passeport, billets d’avion) en lieu sûr (coffre d’hôtels par exemple) et de ne circuler qu’avec des photocopies ;
  • dissimuler les sacs (notamment en cas de circulation sur un deux-roues) et éviter de porter un sac à dos ;
  • ne pas se déplacer de nuit, dans la capitale comme en province, quel que soit le mode de transport ;
  • circuler avec les portes verrouillées et les fenêtres fermées ;
  • ne pas se rendre dans des évènements publics et des lieux non sécurisés ou excentrés (hôtels, bars, restaurants) ;
  • en cas de tentative de vol, ne pas opposer de résistance et contacter rapidement la police et l’ambassade de France.

Dernière modification : 13/09/2019

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