Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la République centrafricaine (13/02/19)

La France soutient l’accord de paix signé à Bangui le 6 février. La proposition française de déclaration à la presse a été validée par le Conseil de sécurité, puis présentée par son président pour le mois de février, Anatolio Ndong Mba (Guinée équatoriale).

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Le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, Anatolio Ndong Mba (Guinée équatoriale) a fait connaître par sa déclaration à la presse du 13 février 2019 l’appui du Conseil de sécurité à la mise en oeuvre de cet accord de paix. Du texte, proposé par la France, on peut retenir que :

- Le CNSU salue la signature de l’accord de paix entre les autorités centrafricaines et 14 groupes armés le 6 février dernier à Bangui après des pourparlers de paix qui se sont tenus à Khartoum dans le cadre de l’Initiative africaine et sous les auspices de l’Union africaine ;
- il exprime son appréciation pour l’engagement des parties centrafricaines et considère cet accord comme une étape importante pour une paix durable en RCA et pour la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire ;
- il félicite l’Union africaine pour son leadership dans le processus de paix et les Nations Unies pour leur contribution et leur soutien. Il salue le rôle du Soudan ainsi que l’engagement des pays et organisations de la région ;
- il exhorte les parties centrafricaines à mettre en œuvre l’accord de paix de bonne foi et sans délai, afin de répondre aux aspirations exprimées par le peuple centrafricain en matière de paix, de sécurité, de justice, de réconciliation, d’inclusivité et de développement, et souligne l’importance d’une mise en œuvre transparente et associant la société civile. Il rappelle le soutien du Conseil au Président Touadéra et l’encourage à renforcer l’appropriation de cet accord par le peuple centrafricain. Il salue la mise en place d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de l’accord ;
- il exhorte les groupes armés à cesser toutes formes de violences, ainsi que les obstructions à la délivrance de l’aide humanitaire, et à déposer les armes, immédiatement et sans condition, conformément aux engagements pris dans l’accord de paix. Il souligne le besoin d’une mise en œuvre effective du programme de DDRR ;
- il rappelle la nécessité de juger les responsables de violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, y compris les violences sexuelles et sexistes et les violences contre les enfants, et rappelle que la lutte contre l’impunité peut aussi passer par les mécanismes de justice transitionnelle afin de contribuer aux efforts de réconciliation nationale ;
- il appelle les pays de la région, les organisations régionales, et tous les partenaires internationaux à soutenir la mise en œuvre de l’accord et à coordonner leurs efforts en faveur d’une paix durable en RCA ;
- il souligne que le Conseil continuera de suivre attentivement la mise en œuvre de l’accord et rappelle son soutien à la MINUSCA dans ses efforts pour appuyer les autorités et le peuple centrafricain.

Cf. https://www.un.org/press/fr/2019/sc13701.doc.htm ou ci-après :

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Dernière modification : 25/02/2019

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