COOPÉRATION DE DÉFENSE ET DE SÉCURITE, CAP SUR L’AVENIR

Aujourd’hui, la France demeure présente en RCA par son engagement au sein de la mission de formation et de conseil stratégique de l’Union européenne (EUTM-RCA) et de la mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA). La présence résiduelle d’un élément de soutien national réactif à Bangui contribue également à la posture de pacification portée par la communauté internationale. La reconstruction des forces armées centrafricaines, et par là-même la contribution à la restauration de l’Etat, s’intègre dans une stratégie plus globale de sortie de crise.

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La coopération avec la RCA s’exerce également au niveau bilatéral avec une reprise de la relation militaire et de sécurité intérieure.
Ainsi, la France a procédé à des cessions depuis décembre 2016 avec la RCA afin de motoriser et de fournir les moyens de soutien de l’homme pour un bataillon d’infanterie territorial (BIT3). 3 millions d’euros de matériels ont été cédés dont 2 millions d’euros de véhicules tactiques.

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En 2018, un effort sur le bataillon amphibie avec 6 embarcations rapides et de l’accastillage, une 10aine de camionnettes tactiques, des protections balistiques individuelles, du matériel de soutien de l’homme et de logistiques seront cédés pour un montant de plus d’1.5 millions d’euros

Par ailleurs, depuis juillet 2016, les forces françaises réalisent plusieurs cycles de formation au profit des forces armées centrafricaines grâce à l’expertise des éléments français au Gabon (EFG). Qu’il s’agisse du soutien fournit aux formations réalisées dans le cadre d’EUTM-RCA ou d’instructions directes, ce pôle opérationnel de coopération a déjà contribué à former près d’un millier d’hommes. Annuellement, ce sont au moins 450 FACA formés par les éléments français du Gabon, à Bangui et à Libreville. Au 2ème semestre 2018, après une étude initiale en liaison avec EUTM et la MINUSCA, un appui des EFG sur le site de Bouar pourrait accompagner la formation initiale des soldats et participer à l’aguerrissement et l’évaluation des unités élémentaires.

Pour 2017, c’est également 63 militaires et gendarmes qui ont bénéficié d’une formation dans une école nationale à vocation régionale (ENVR) du continent et une vingtaine d’officiers qui ont suivi des formations en France voire des scolarités à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr ou à l’école d’état-major. En 2018, a été reconduit un plan de formation militaires et gendarmes similaires soit 120 personnels en 2 ans.

2016 et 2017 ont connu l’affectation d’un conseiller auprès du ministre de la défense et du premier ministre pour appuyer les processus de reconstruction de l’armée nationale et RSS/DDR/RN, 2018 verra l’affectation d’un nouveau coopérant auprès du directeur des écoles de formations afin d’accompagner le recrutement d’officiers et sous-officiers initiaux et mettre en œuvre la préparation aux parcours académiques militaires (cours des capitaines, école d’état-major et de guerre).

Pour ce qui concerne la coopération au profit des forces de sécurité intérieure, en dehors des actions de formation individuelles ou collectives qui viennent d’être évoquées, les actions majeures suivantes doivent être retenues :
-  Tout d’abord la mise en place, à l’été 2017, d’un coopérant auprès du directeur général de la gendarmerie centrafricaine, consacrant ainsi la reprise de cet appui majeur à cette institution après 5 ans d’interruption. Le dernier coopérant n’ayant pas eu de successeur à son départ à l’été 2012, suite aux évènements ;
-  La formation fin 2017 de l’encadrement de l’unité chargée de la sécurité de la Présidence de la République, par 2 experts du GIGN ;
-  La formation de 48 Officiers de police de judiciaire aux techniques procédurales d’enquêtes criminelles en 3 sessions par 2 experts d’unités de recherches de la gendarmerie : janvier, mars et juin 2018 ;
-  La formation par l’ETI Police de 21 policiers et gendarmes de l’aéroport de M’Poko à la lutte contre la fraude documentaire en avril 2018 ;
-  L’affectation à l’automne 2018 d’un coopérant Protection Civile qui consacrera l’effort fait sur cette composante depuis la réhabilitation des capacités du Bataillon des sapeurs-pompiers en avril 2017. Il est à noter que cette coopération est interrompue depuis 2009.

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Pour 2019, les mêmes perspectives seront reconduites pour la Défense et un effort sera plus particulièrement porté sur la Protection civile pour ce qui concerne la Sécurité Intérieure.

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Dernière modification : 19/07/2018

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