Communiqué de presse et allocution de M. Serge MUCETTI, ambassadeur, haut représentant de la République française auprès de la République Centrafricaine, lors de la visite à Radio Ndeke Luka, Bangui, le 18 octobre 2012.

COMMUNIQUE DE PRESSE

VISITE A RADIO NDEKE LUKA par M. Serge MUCETTI, ambassadeur, haut représentant de la République française, le jeudi 18 octobre 2012.

L’ambassadeur de France a visité jeudi 18 octobre 2012 la Radio Ndeke Luka, une des radios les plus populaires de République centrafricaine. Il a été reçu par Mme Sylvie PANIKA, directrice, et par M. Martin FAYE, chef de projet Hirondelle. La France apporte son soutien à cette radio depuis plus de 6 ans pour l’aider à remplir sa mission de média qui met en avant liberté de pensée et d’expression.
Cette visite a été l’occasion de remettre à Radio Ndeke Luka un lot de cinq enregistreurs numériques destinés à mieux outiller les journalistes dans leur mission et, plus particulièrement, faciliter l’enregistrement de leurs reportages. Le soutien de la France a permis, depuis 2006, d’élaborer la charte électorale en 2011 et des grilles de programme, de financer des formations de journalistes, des missions et, plus récemment, l’acquisition d’enregistreurs numériques qui doivent contribuer à faire de cette radio un média moderne.
L’ambassadeur s’est ensuite fait expliquer le fonctionnement des installations radiophoniques. Après avoir accordé un entretien radiodiffusé et signé le livre d’or, il a rencontré les journalistes qui, par la voix de leur directrice, ont exprimé leur reconnaissance à la France pour l’appui qu’elle leur apporte. Et il a conclu en citant un homme de radio français, Michel Field : “média nomade par excellence, émancipée de toute contrainte spatiale, la radio bouge, la radio n’est que mouvement. Sa seule voie, la voix.” Il a ajouté que cette voix parle à l’intelligence parce que “c’est la langue de la liberté, une grande langue africaine, puisqu’elle parle français”.

ALLOCUTION

Nous sommes les acteurs de la civilisation de la communication, de la transmission de l’information. La radio participe à la diffusion de ce qui se passe et du savoir de la vie quotidienne. Elle s’inscrit dans une approche à la fois individuelle, puisque chaque auditeur a une relation directe à sa radio, et collective puisque la même nouvelle s’adresse à un public numériquement indéfini au-delà de la distance. Cette situation est source de devoirs.

Rien n’est plus facile que d’écouter la radio, c’est simple, pratique et gratuit. C’est pourquoi, le journaliste radiophonique a un rôle et une responsabilité particuliers. Il doit présenter les faits de façon objective et les assortir de commentaires. Mais il doit toujours respecter l’auditeur et lui donner la possibilité d’exercer son sens critique et de se faire une opinion, sans l’influencer.

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Informer et respecter la liberté de l’auditeur, c’est le pari perpétuel de la radio, c’est le vôtre depuis maintenant 12 ans.

Si la France, comme d’autres États ou institutions, apporte son soutien à Ndeke Luka depuis 7 ans c’est tout simplement pour qu’elle puisse remplir sa mission au mieux, au nom de la liberté de pensée et d’expression, éléments fondamentaux de la liberté individuelle. Ndeke Luka est une radio populaire au double sens du terme et doit le demeurer.

En 2011, le prix Fini Kode pour la citoyenneté a été décerné à Ndeke Luka pour sa couverture des élections. S’y sont ajoutés de nombreux témoignages de soutien et des félicitations pour son savoir-faire radiophonique et le degré de qualité professionnelle de ses journalistes.

Vos talents s’exercent au-delà de l’activité radiophonique au sens classique, en matière de formation de journalistes financièrement soutenues par la France. Grâce à ce soutien vous avez pu acquérir cette année des enregistreurs numériques qui permettent à Ndeke Luka une autre dimension, celle d’un media ouvert et moderne.

Indépendance, éthique, professionnalisme sont les caractéristiques de cette radio qui accompagne les Centrafricaines et les Centrafricains, de toutes générations, tout au long de leur journée, on pourrait même dire tout au long de leur vie.

Je terminerai par les mots d’un homme de radio et de télévision bien connu en France, Michel Field : « Média nomade par excellence, émancipée de toute contrainte spatiale, la radio bouge, la radio n’est que mouvement. Sa seule voie, la voix. »

Pour ma part, j’ajouterai que cette voix m’est agréable. Elle parle à mon intelligence, à mon cœur et à mes sens, parce que cette voix parle la langue de la liberté, une des grandes langues africaines puisqu’elle parle français.

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Dernière modification : 23/10/2012

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