Accord de paix en Centrafrique : la France apporte son soutien à cette dynamique

L’ambassadeur Eric Chevallier, directeur du Centre de Crise et de Soutien (CDCS) du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères était à Bangui du 19 au 21 février 2019. Volonté des autorités françaises, le déplacement du directeur du CDCS est intervenu quelques jours après la signature le 6 février à Bangui de l’accord de paix de Khartoum.

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L’ambassadeur Eric Chevallier a été reçu en audience par le Président Touadéra à qui il a transmis un message de soutien de la France à la Centrafrique :

« La France se félicite de l’accord de paix qui représente une opportunité à saisir vers la paix et la stabilité. Elle appelle toutes les parties à mettre en œuvre rapidement cet accord et de bonne foi. Les Centrafricains n’ont que trop souffert  ».

L’ambassadeur Eric Chevallier a rappelé que la France tient à être présente pour accompagner la dynamique en cours, ce momentum créé par cet accord de paix qui peut faire la différence. «  Cet accord représente un espoir pour tout le peuple centrafricain : Il faut que tous les efforts convergent pour qu’il se réalise  » a-t-il souligné.

Le directeur du Centre de crise et de soutien a précisé que la France répondra aux besoins spécifiques issus de l’accord de paix dans un délai court, au travers de projets à impact rapide, afin de s’inscrire dans la dynamique impulsée par cet accord. Il a rappelé que la Centrafrique peut compter sur l’appui de la France pour accompagner la mise en œuvre rapide de cet accord et la mobilisation de tous les partenaires internationaux de la République Centrafricaine.

Pendant son séjour, le directeur du CDCS s’est entretenu avec différents ministres centrafricains - le Ministre de la Santé publique et de la Population, le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, la Ministre de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale et le Ministre de la Fonction publique - ainsi qu’avec des acteurs de terrain afin d’être à l’écoute des besoins prioritaires et de pouvoir les accompagner au mieux.

Il a annoncé à ses interlocuteurs les engagements de la France à :

-  Soutenir l’initiative du Ministère de la Santé publique et de la Population, par la mise en place du projet « Songo » de déploiement de caravanes de la santé, afin de fournir des soins de santé primaires à la population, notamment au Nord-Est du pays (Bria), l’accès à la santé étant une condition indispensable à la paix.

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-  Accompagner la dynamique de désenclavement des régions centrafricaines à travers la mise en œuvre de micro-projets de relèvement et d’accès aux services de base. Cette dynamique sera initiée par la mise en place de ponts préfabriqués (ponts bailey – en lien avec l’Union européenne) en province.

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-  Poursuivre le projet de formation des fonctionnaires (« Tamboula »), 120 cadres supérieurs de la fonction publique supplémentaires seront formés avant leur déploiement, et plusieurs projets de réforme de l’administration seront mis en œuvre.

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-  Accompagner les organisations de la société civile à renforcer leurs capacités. La société civile centrafricaine est un acteur de premier plan du processus de relèvement du pays.

-  Renforcer la protection civile par la formation et l’équipement de pompiers volontaires à Bangui et à Bambari afin de faire face à la multiplicité des situations d’urgence (incendies, accidents de la voie publique entre autres).

La France est le premier partenaire bilatéral de développement de la République centrafricaine. Les moyens de coopération bilatérale de la France en RCA étaient de 40 millions d’euros soit plus de 26 milliards de francs CFA en 2018. Ils seront renforcés en 2019.

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La France est également engagée en faveur de la Centrafrique à travers le déploiement d’experts techniques, ses efforts multilatéraux en appui à la MINUSCA ainsi que par ses contributions à l’Union européenne et au Fonds Bêkou.

Focus : un soutien immédiat à l’ONG TGH
Pour l’ambassadeur Eric Chevallier, les populations centrafricaines doivent pouvoir récolter les dividendes de la paix le plus rapidement possible. S’inscrivant dans cette dynamique, plusieurs nouveaux projets vont être financés par le CDCS.

En premier lieu, un soutien immédiat est apporté à l’ONG TGH pour le financement de deux projets : la réhabilitation de points d’eau pour les populations déplacées et retournées de Bambari et l’appui à un dispositif de prise en charge d’urgence et de réinsertion sociale des enfants des rues à Bangui.

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Pour ce 2ème projet, deux centres d’accueil seront notamment soutenus pour répondre aux besoins spécifiques de jeunes filles qui font face à des risques accrus en situation de rue. Lors de son séjour à Bangui, le directeur du CDCS a pu se rendre sur les lieux pour en rencontrer les acteurs et les bénéficiaires.

Dernière modification : 03/04/2019

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